un âne plein d’affectation qui, sans étude, sait la société par cœur, et débite ses maximes par grandes gerbes ; tout féru de lui-même, et se croyant tellement bourré de perfections qu’il est fermement convaincu qu’on ne peut le voir sans l’aimer
 William Shakespeare, La Nuit des rois (1623). copier la citation

ajouter
Auteur William Shakespeare
Œuvre La Nuit des rois
Thème perfection société
Date 1623
Langue Français
Référence
Note Traduit par François-Victor Hugo Écrit entre 1601 et 1602
Lien web https://fr.wikisource.org/wiki/Le_soir_des_rois_ou_ce_que_vous_voudrez/T...

Contexte

“quelle exquise raison as-tu pour ça, chevalier ? SIR ANDRÉ. Je n’ai pas pour cela de raison exquise, mais j’ai des raisons suffisantes. MARIA. C’est un diable de puritain, ou à coup sûr ce n’est rien moins qu’un homme accommodant ; un âne plein d’affectation qui, sans étude, sait la société par cœur, et débite ses maximes par grandes gerbes ; tout féru de lui-même, et se croyant tellement bourré de perfections qu’il est fermement convaincu qu’on ne peut le voir sans l’aimer ; c’est dans ce travers même que ma vengeance va trouver un notable sujet de s’exercer. SIR TOBIE. Que vas-tu faire ? MARIA. Je vais laisser tomber sur son chemin une mystérieuse lettre d’amour, dans laquelle il se croira très-clairement désigné par des allusions à la couleur de sa barbe, à la forme de sa jambe, à sa tournure, à l’expression de ses yeux, de son front, de sa physionomie.” source