C'est des yeux même des femmes que je tire cette science suprême : sans cesse elles étincellent de vrai feu prométhéen. Elles sont les livres, les arts, les académies qui enseignent, régissent et alimentent le monde entier. Sans elles il n'est personne qui puisse exceller à rien.
 William Shakespeare, Peines d'amour perdues (1598). copier la citation

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Auteur William Shakespeare
Œuvre Peines d'amour perdues
Thème inspiration femmes enseignement
Date 1598
Langue Français
Référence Écrit entre 1595 et 1596
Note Traduit par François-Victor Hugo
Lien web https://fr.wikisource.org/wiki/Peines_d%E2%80%99amour_perdues/Traduction...

Contexte

“— Jamais poète n'oserait prendre la plume pour écrire, — sans que son encre eût été saturée de larmes d'amour ; — Oh ! mais alors ses vers raviraient les oreilles les plus farouches — et implanteraient chez les tyrans la plus douce humilité. — C'est des yeux même des femmes que je tire cette science suprême : sans cesse elles étincellent de vrai feu prométhéen. — Elles sont les livres, les arts, les académies — qui enseignent, régissent et alimentent le monde entier. — Sans elles il n'est personne qui puisse exceller à rien. — Vous étiez fous d'abjurer ainsi les femmes ; — vous seriez fous de tenir votre serment. — Au nom de la sagesse qui est si chère à tous les hommes, — ou au nom de l'amour à qui les hommes sont si chers, — au nom des hommes, auteurs des femmes, — ou au nom des femmes par qui, hommes nous sommes hommes, — sacrifions une bonne foi nos serments pour nous sauver nous-mêmes, — si nous ne voulons pas nous sacrifier pour garder nos serments.” source
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